dimanche 13 janvier 2013

Pierre Lafond dit Mongrain (1655-1721)

Pierre LAFOND MONGRAIN voit le jour le samedi 24 avril 1655 à Trois-Rivières.

Il est le fils légitime d'Etienne DE LAFOND dit Pépin (vers 1615-1665), Domestique chez les Ursulines / Charpentier de navire (ancêtre de la lignée des Lafond de ce site)  âgé de 40 ans environ et de Marie BOUCHER (1629-1706), âgée de 26 ans. 


Pierre sera Procureur fiscal des Jésuites et Marguillier de Batiscan (1686-1688-1708)

Il épouse Marie Madeleine RIVARD LAVIGNE (vers 1663-1737), la fille légitime de Nicolas RIVARD LAVIGNE (1617-1701) et de Catherine STPAIR (1634-1709).
Ce couple aura douze enfants :
-Pierre Lafond Mongrain (1680-1683). 
-Jean Lafond Mongrain (1681-1744). 
-Marie Madeleine Lafond Mongrain (1682-1683). 
-Marie Madeleine Lafond Mongrain (1684-1761). 
-Marie Catherine Lafond Mongrain (1686-1686). 
-François Lafond Mongrain (1688-1724). 
-Marie Catherine Lafond Mongrain (1691-  ). 
-Marie Anne Lafond Mongrain (1696-  ). 
-Marie Agnes Lafond Mongrain (1696-  ). 
-Marie Jeanne Lafond Mongrain (1697-  ). 
-Marie Charlotte lafond Mongrain (1701-1749). 
-Pierre Lafond Mongrain (1704-1779). 

 Ils se marient  le dimanche 10 janvier 1677 à Ste-Geneviève-de-Batiscan.
contrat Thomas Frérot.

Pierre LAFOND MONGRAIN est décédé le mardi 7 janvier 1721, à l'âge de 65 ans, à Ste-Geneviève-de-Batiscan. Pierre n'est pas de la lignée directe des Lafond de ce site, mais il est le frère de Jean De Lafond (Seigneur de Saint-Etienne) 

Note : Selon Bellemare (1911), Pierre Lafond-Mongrain est célèbre dans la tradition des voyageurs des Trois-Rivières pour ses expéditions en qualité de guide au Nord-Ouest où il fit trente-six voyages. Un vieillard centenaire de Batiscan prétend avoir vu Pierre dans les dernières années de sa vie alors que sa réputation de grand voyageur en faisait l'objet d'une grande admiration de la part de la jeunesse de ce temps-là. Selon lui, les Lafond-Mongrain sont remarquables sous le rapport de la stature et de la force physique et ils jouissent d'un excellent caractère.

Marguillier à Batiscan

La Seigneurie de Batiscan avait été donnée aux Jésuites en 1639, mais elle ne se développa qu'à partir de 1666-1667. Dès 1670, des colons se bâtissaient le long de la rivière, sans invitation et sans autorisation des seigneurs. Cette forme d'établissement, du genre "squatter", était courante dans toutes les seigneuries.

La population de Batiscan en 1683 était de 273 personnes, et en 1691 elle était passée à 349. À cette époque Batiscan était le centre le plus populeux entre Québec et Montréal. Le long de la rivière, on pouvait compter environ 75 personnes.

Nos premiers colons peuvent-ils porter ces responsabilités du marguillier ? Sans doute les élus possèdent-ils les aptitudes de l'honnête homme, de la disponibilité, du dévouement, de la constance. Savent-ils compter et écrire suffisamment ? Plusieurs de nos ancêtres sont de purs illettrés. Le registre des comptes et des délibérations manifeste que la plupart des marguilliers élus sont capables de faire 'la rendition de leurs comptes' personnellement. Les meilleurs, comme Nicolas Rivard et Damien Quatresols, reviennent souvent pour prendre la charge. Il arrive cependant que le marguillier en charge ne puisse pas signer son procès verbal des comptes : en 1704, Pierre Rivard dit Lanouette, 'cy-devant marguillier en charge de la dite église' fait états des deniers de la fabrique et il déclare ne savoir signer.

Quels sont les habitants de Batiscan qui ont rempli la fonction de marguillier durant la période courant de 1670 à 1708 ? Voici la liste établie d'après les registres paroissiaux.
  • 1670 - Nicolas Rivard, Sieur de la Vigne, Jean-Baptiste Crevier de Bellerive.
  • 1672 - Antoine Trottier, dit des Ruisseaux.
  • 1674 - Jacques Le marchand.
  • 1677 - Pierre de la Garde.
  • 1678 - Pierre Comptant.
  • 1679 - Jean Desbroyeux.
  • 1680 - Robert Rivard, dit Loranger.
  • 1681 - Damien Quatresols.
  • 1682 - Pierre Comptant.
  • 1684 - Jean Moreau.
  • 1685 - Jean Baril.
  • 1686 - Pierre Lafond, dit Mongrain.
  • 1687 - Jean Baril.
  • 1688 - Pierre Lafond, dit Mongrain.
  • 1689 - Nicolas Rivard (fils).
  • 1690 - Charles LeSieur, Sieur de la Pierre, (Notaire).
  • 1691 - Jean Le Moyne.
  • 1692 - Jean Trottier.
  • 1694 - Damien Quatresols.
  • 1695 - Nicolas Rivard (fils).
  • 1696 - Jean Baril.
  • 1697 - Nicolas Rivard (fils).
  • 1698 - Julien Rivard, dit Vincent de Glanderie.
  • 1699 - François Trotain, dit St-Surin, (Notaire).
  • 1700 - Alexis Marchand.
  • 1702 - Pierre Rivard, dit Lanouette.
  • 1703 - Nicolas Rivard (fils).
  • 1704 - Damien Quatresols.
  • 1705 - Antoine Trottier, dit des Ruisseaux.
  • 1706 - Louis Guillet, dit St-Marc (ou St-Mars).
  • 1707 - Alexis Marchand.
  • 1708 - Pierre Lafond, dit Mongrain.
(Source : Batiscan s'érige : prémices paroissiales, 1670-1708 - Jean-Paul Foley 1981) 


samedi 12 janvier 2013

Le mot 'Suicide'

Portrait posthume
Joséphine de Gallemont 1835 
Le mot “suicide” aurait été “inventé” en France par l’abbé Desjardins au 17esiècle. Il vient du latin sui, soi et decaedere, tuer. Dès le début du 19esiècle et bien avant Durkheim, on en définissait déjà les caractéristiques cliniques essentielles.

Prêtre catholique et vicaire général. L’ abbé Philippe-Jean-Louis Desjardins naquit le 6 juin 1753 à Messas au manoir de la Perrière. Il fut admis au séminaire Saint-Sulpice de Paris et ordonné prêtre le 22 décembre 1777. Lors de la Révolution, il quitta, en 1792, la France pour l’ Angleterre et, en 1793, partit pour le Canada. Il revint en France en 1802. Nommé vicaire général de l’archevêché de Paris en 1819, il mourut le 21 octobre 1833 à Paris. Son cercueil repose dans la crypte de la chapelle de la maison Saint-Michel de Chevilly-Larue au sud de Paris.


http://www.recherche-clinique-psy.com/spip.php?article48
Dictionnaire biographique du Canada en ligne

lundi 7 janvier 2013

350e anniversaire en 2013



En 1663, c'était le premier contingent de filles du Roy. Parties de La Rochelle pour peupler la Nouvelle-France.

Ni prostituées, ni prisonnières
Elles sont 36, pour la plupart orphelines et ayant été pour une partie élevées au couvent de la Providence. Une bonne moitié est originaire de Poitou-Charentes. Elles ne sont ni des prostituées, ni des prisonnières comme la rumeur qui a traversé les siècles les a souvent qualifiées.

Elles devaient s'engager à fonder une famille pour contribuer à peupler la colonie française d'Amérique du Nord. La venue des Filles du Roy en Nouvelle-France est un fait historique primordial puisqu'il a donné le véritable coup d'envoi au peuplement de la colonie qui périclitait.

De 1663 à 1673, près de 800 jeunes femmes âgées de 15 à 25 ans, venant des Charentes mais également de Normandie et de la région parisienne, partiront ainsi « coloniser » l'Amérique du Nord.

mercredi 2 janvier 2013

Films en couleurs pour tous...

Extraits : LE PETIT JOURNAL, 4 janvier 1942

Films en couleurs pour tous les appareils photographiques.

PHILADELPHIE, 3 - Au congrès du 'Franklin Institute' le Dr C.E.K. Mees, directeur des laboratoires de la compagnie 'Eastman Kodak', a annoncé qu'à partir du 15 janvier, on pourra obtenir des photographies en couleurs avec n'importe quel appareil photographique, à un coût relativement peu élevé.

On pourra prendre six photographies sur chaque film, du nom de 'Kodacolor'. Les nouveaux films seront vendus dans les grandeurs suivantes, 120, 620, 116, 122 et 127. Chaque film coûtera entre $1.25 et $2.40. Par exemple, voici ce qu'il en coûtera pour prendre des photographies avec un film de grandeur 120. Le prix du film sera de $1.50, et chaque photographie coûtera 40 cents, soit un coût total de $3.90, pour six photographies. On pourra obtenir autant de copies d'un photographe qu'on en voudra, ce qui était impossible avec les anciens films en couleurs.



mardi 1 janvier 2013

Les visites du jour de l'an

Les visites du Jour de l'an Chez le Grand Père
L'Album des familles revue mensuelle
sixième année -(Janvier 1881).

Le Bon côté.
La famille arrive, les enfants se précipitent : C'est un flot de baisers, de bouquets, de souhaits et de caresses. La figure du grand papa est souriante de bonheur ! Certes, nous sommes bien loin de vouloir qu'on abolisse l'usage antique des étrennes !

Le mauvais côté.
Voici, d'un autre côté, le défilé des solliciteurs adultes, hommes et femmes pauvres, qui tendent la main pour recevoir ou plutôt exiger l'impôt des étrennes, et dont pas un ne sera reconnaissant. La figure du vieillard s'assombri, le nez s'allonge.