dimanche 8 janvier 2012

Évolution démographique

Partie 2
St-Didace


La population didacienne à varié considérablement au cours de sont histoire. L'évolution s'est faite en deux périodes : un accroissement lent puis rapide à partir de 1820; une diminution brusque et continue de 1880 à nos jours. La population est aujourd'hui la même qu'elle était à l'arrivée du premier curé, Félix Turgeon en 1852.

Anecdotes :
Saint-Didace est la plus pauvre en animaux domestiques. L'on y trouvait en 1891, notablement moins de vaches laitières, moins de porcs, moins de chevaux et moins de volailles qu'à Maskinongé ou Saint-Justin. Notons toutefois deux exceptions : en 1891, on trouvait à St-Didace 87 bœufs de labour, contre 41 à Saint-Justin et 19 à Maskinongé; on y trouvait également 2700 moutons, contre 2800 à St-Justin et seulement 2000 à Maskinongé.

Appelée d’abord Petite-Rivière-Maskinongé.

Partie 1 -
Saint-Didace
Les premiers êtres humains à fouler le sol didacien sont des Algonquins. Puis, vers 1820, des défricheurs courageux, formant une mission desservie à compter de 1850.

En 1841, nous retrouvons les colons suivants :

Nicolas Béland; I. Germain; Emm. Lagacé; Joseph Gosselin; J,-N. Hilaire; Pierre Trudel; A. Mercile; Louis Cauchon et son épouse Elizabeth Bellemare (décédée le 27 septembre 1850); Jean-Baptiste Champagne et son épouse Flavie Prescott; Chs Bacon; Narcisse Turcotte; Joseph Turgeon et son épouse Pétronille Prisque (décédé le 20 décembre 1851);  Louis Lefrançois; Ferdinand Meunier dit Lagacé et son épouse Louise Lefrançois; Emmanuel Brulé (juge de paix et commissaire des petites causes)
En 1853, Nomination du premier curé résidant, il est présent au village depuis 1852. Ouverture des registres de la paroise le 1 janvier 1853.
Voici la première écriture.
Le premier Janvier mil huit cinquante-trois, nous prêtre soussigné, avons inhumé dans le cimetière de cette paroisse le corps de Julie Bernèche, fille légitime de Isaac Bernèche agriculteur et de Julie Brisset de cette paroisse de la paroisse laquelle était agée de quatre mois et est décédée hier. Présent Rémi Barette soussigné. Curé Félix Turgeon, prêtre.
Turgeon, Félix, né le 28 février 1824 à Saint-Charles, rivière Boyer, fils de Louis Turgeon et d'Angèle Bégin; ordonné aux Trois-Bivières le 20 décembre 1851; vicaire à Drummondville;1852, curé de Saint-Didace; 1861, de Saint-Sévère; 1866, laisse le diocèse et passe aux Etats-Unis; missionnaire de la rivière à la Trinité, diocèse d'Ogdensburg, New-York, où il décède le 26 juin 1888.

Érection canonique: 12 mai 1863.
Érection civile: 27 août 1863.
On a voulu, en adoptant cette désignation, souligner les hautes vertus de saint Didace ou Saint Diego d’Alcala 1863 (vers 1400-1463), franciscain, portier aux couvents de Cordoue et de Séville, canonisé en 1588. Cet humble moine s'est notamment fait remarquer à Rome et en Espagne pour sa grande mansuétude à l'endroit des malades.

Par Saint-Didace passait également la « Grande ligne » qui, à partir de 1835, a séparé les diocèses de Québec et de Montréal. Des déchirements et des regroupements territoriaux ont imposé des étapes dans l'établissement du plan cadastral et dans la marche du peuplement.

Source
Noms et lieux du Québec, ouvrage de la Commission de toponymie paru en 1994 et 1996.
DUCHARME, G., Histoire de Saint-Gabriel et de ses démembrements, Montréal, 1917
Page trifluviennes, Série A – No 16 – Le Comté de Maskinongé (1853-1867) – Francis-J. Audet
Répertoire Général du Clergé Canadien - Cyprien Tanguay 1893

vendredi 6 janvier 2012

Le comté de Maskinongé

En vertu de l'Acte de 1853 eut lieu une rédistribution des sièges à l'Assemblée. Les anciennes circonscriptions furent remaniées et de nouvelles créées. L'une d'entre celles-ci, tirée du comté de Saint-Maurice, reçut le nom de Maskinongé.
Le comté de Maskinongé sera borné, dit la clause 24, au nord-est par le comté de Saint-Maurice tel que décrit ci-dessus; au sud-ouest, par les limites de la ville de Trois-Rivières; au sud-est par le fleuve Saint-Laurent; et il comprendra toutes les îles les plus rapprochées du dit comté et y faisant face en tout ou en partie; au nord-ouest, par les limites de la province. Le dit comté, ainsi borné, comprendra les paroisses de Maskinongé, de Rivière-du-Loup, de Saint-Léon, de Saint-Paulin, de Sainte-Ursule et de Saint-Didace, ainsi que le canton de Hunterstown et son augmentation.

  • Saint-Joseph de Maskinongé - 3 881
  • Saint-Antoine de la Rivière-du-Loup - 3 048
  • Saint-Léon-le-Grand - 2 294
  • Saint-Paulin - 767
  • Sainte-Ursule - 2 048
  • Saint·Didace - 689
  • Le canton de Hunterstown - 388
Total - 13 115 habitants.

Le comté de Saint-Maurice possédait alors une population de 27,562 habitants.
Celui de Maskinongé eut donc presque la moitié de cette population en partage. Page trifluviennes (Série A - No16) Le Comté de Maskinongé (1853-1867) Francis-J. Audet (1934)

jeudi 5 janvier 2012

Honoré Lafrenière (1849 - )

Honoré Lafrenière
Honoré LAFRENIÈRE (Journalier au Moulin)  voit le jour le dimanche 16 septembre 1849 à St-Léon-le-Grand. Il est le fils légitime d'Antoine Paul LAFRENIÈRE (1812-1894), cultivateur, âgé de 36 ans et d'Emérance ALLARD (1819 -1854), de St-Paulin, âgée de 30 ans.

Il épouse le mardi 7 juin 1870 à Louiseville Domithilde LAMPRON (LAMPROHON), la fille majeure de Louis LAMPRON (LAMPROHON), journalier de Louiseville et Adélaide Desjardins. Ce couple aura un enfant : Noé né à une date inconnue.

Il épouse le lundi 28 avril 1884 à Louiseville Caroline COTÉ (1845 - ), la fille légitime de Louis COTÉ et de Marie Luce LECLERC FRANCOEUR. Ce couple aura un enfant : Laurina née en 1886.

Acte de mariage
de Honoré Lafrenière et Caroline Coté. (1844)

mardi 3 janvier 2012

Qui a découvert le tabac ?

Picquet Maurice.
Qui a découvert le tabac ?
Bulletin de la Société
d'histoire de la pharmacie,
9e année, N. 30, 1921. p. 2

Si l'histoire n'a retenu que deux noms : ceux de Nicot et de Thévet, elle a ce faisant commis un oubli.

Il n'est pas possible, en effet, d'exclure Jacques Cartier de toute participation à l'introduction du tabac en France. C'est le premier Européen qui pénétra dans le Saint-Laurent, et il fit successivement trois voyages au Canada : le premier en 1534, le second du 19 mai 1535 au 16 juillet 1536.

C'est dans le récit de ce second voyage que Jacques Cartier, parlant des indigènes, s'exprime ainsi : « Ils ont une herbe dont ils font grand amas durant l'été pour l'hiver ; ils la font sécher au soleil et la portent à leur cou, en une petite peau de bête, en guise de sac avec un cornet de pierre ou de bois ; puis à toute heure, ils font poudre de la dite herbe et la mettent à l'un des bouts du dit cornet ; puis ils mettent un charbon dessus et soufflent par l'autre bout, tellement qu'ils s'emplissent le corps de fumée et que celle-ci leur sort par le nez, comme par un tuyau de cheminée. Ils disent que cela les tient sains et chaudement; ils ne vont jamais sans lesdites choses ».

Sans aucun doute, Jacques Cartier qui s'était si vivement intéressé à l'usage que faisaient du tabac les riverains de Saint-Laurent, n'est pas rentré du Canada en 1535, en 1536 et en 1542, date de son troisième voyage, sans rapporter des graines et des feuilles d’une « herbe » qui lui avait paru si étrange. Ce qui n’enlève rien à maître Jean Nicot, véritable auteur de la fortune du tabac, qui l'a, en quelque sorte, lancé dans le monde.