samedi 13 octobre 2007

Catherine Anenontha - 3e mariage - 28 août 1697

Les 16 et 17 mars 1649, les Iroquois attaquent les missions huronnes situées sur le bord de la baie Georgienne dans l'actuel Ontario. Plusieurs prêtres jésuites périssent lors de ce massacre dont les pères Jean de Brébeuf et Gabriel Lallemant. Les Hurons défendent vaillamment leurs villages, dont celui de Sainte-Marie-Madeleine. Toutefois, la majorité des guerriers périssent. Seules les femmes, les vieillards et les enfants échappent à la mort.
Parmi ceux-ci, nous retrouvons Jeanne Otrihouandit, épouse de Nicolas Arendanki, tué le 17 mars 1649, et sa fille Catherine, âgée de quelques mois. Les survivants trouvent refuge sur l'île Saint-Joseph dans la baie Georgienne. Ils y demeurent jusqu'au printemps 1650. Ce premier hiver est atroce: les vivres se font rares et les Iroquois menacent le campement. Une seule solution s'impose: trouver refuge à Québec. Parti le 10 juin 1650, le groupe composé de 300 Hurons arrive à Québec le 25 juillet 1650. Les autorités civiles et religieuses tentent de faciliter la vie aux réfugiés. Le 29 mars 165 1, la mission Sainte-Marie voit officiellement le jour sur l'île d'Orléans.
C'est là que Catherine Anenontha vit ses premières années en compagnie de sa mère. Toutefois Jeanne Otrihouandit meurt au mois de juillet 1654. Le père Pierre-Joseph-Marie Chaumonot confie alors l'éducation de Catherine aux ursulines de Québec. Elle y demeure jusqu'à son mariage en 1662 avec Jean Durand. Pour Catherine, âgée de 13 ans et demi, commence alors une nouvelle vie.
Natif de Doeuil-sur-le-Mignon, évêché de Saintonge, France, Jean Durand dit Lafortune s'engage le 3 mars 1657 pour 36 mois, à La Rochelle, envers les sieurs Antoine Grignon, Pierre Gaigneur et Jacques Massé. Son engagement terminé, le 21 novembre 1660, il loue une terre appartenant à Charles Gauthier, située à Cap-Rouge dans la seigneurie de Gaudarville. Il ne pourra toutefois mettre en valeur cette terre à cause des incursions des Iroquois. Le 15 mars 1662, il achète donc une autre terre située elle aussi à Cap-Rouge. Six mois plus tard, le 26 septembre 1662, il épouse Catherine Anenontha.
Le couple Durand s'installe définitivement à Cap-Rouge. En 1671, il possède cinq terres totalisant plus de 700 arpents en superficie situés principalement le long de la rivière Cap-Rouge. Jean Durand décède prématurément à la fin de l'année 1671, âgé d'une quarantaine d'années. De cette union, naissent trois enfants: Marie-Catherine, qui épouse Mathurin Cadot, Ignace, qui épouse Marie-Catherine Miville, décédé sans laisser de descendants et Louis, époux de ÉlisabethAgnès Michel puis de Jeanne Houde. Ce dernier s'établit tout d'abord à Saint-Antoine-deTilly pour ensuite déménager à Lanoraie vers 1724. Il s'intéresse à la traite des fourrures et se rendra dans l'Ouest en 1691 et 1692.
Seule avec trois enfants en bas âge, Catherine Anenontha se remarie le 28 juin 1672 à Jacques Couturier, originaire de Saint-Martin-de-Quéneville, évêché de Bayeux en Normandie. Jusqu'en 1683, le couple Couturier ainsi que les enfants Durand demeurent à Cap-Rouge. Toutefois, Catherine Anenontha vend petit à petit les propriétés que son premier mari avait acquises. En juin 1683, Jacques Couturier et Catherine Anenontha ainsi que leurs enfants déménagent à Batiscan. Catherine Anenontha met au monde six autres enfants, dont trois seulement parviennent à l'âge adulte: Geneviève, épouse de Jean Métivier, Denis dit Joseph, époux de Marie Catherine Proteau puis de Marie-Angélique Tellier et Jean-François, époux de MarieLouise Hayot. Ces deux autres fils de Catherine Anenontha, tout comme leur demi-frère Louis Durand, s'intéressent à la traite des fourrures.
Le 28 août 1697, Catherine Anenontha épouse en troisièmes noces, Jean Lafond, veuf de Catherine Sénécal et seigneur primitif de Saint-Étienne. Faute d'avoir été colonisée, cette seigneurie sera réunie au domaine en 1737. Catherine Anenontha meurt le 11 janvier 1709 à l'âge de 70 ans. Jean Lafond lui survit sept ans pour décéder le 10 mai 1716.

vendredi 28 septembre 2007

L'origine des mots Québec, Canada et Acadie

QUÉBEC: Deux possibilités quant à l'origine et la signification de ce mot. La première est qu'il viendrait de la langue iroquoise et signifierait «Là où le fleuve se rétrécit». La seconde veut qu'il découle plutôt du mot montagnais «képak» qui veut dire «débarquez». Champlain aurait donc pris l'invitation faite par les autochtones de débarquer pour le nom de l'endroit.

CANADA: Ce mot est originaire de la langue iroquoise, plus particulièrement du mot «kanata» qui signifie «village». Jacques Cartier crut qu'il s'agissait là du nom de tout le pays. Le nom de Canadien ne sera utilisé que par la population francophone de la vallée du Saint-Laurent (les Québécois d'aujourd'hui), jusqu'à ce que les compatriotes anglais se l'approprient vers la fin du XIXe siècle. Désireux de souligner le caractère distinct de leur identité, les Canadiens deviendront Canadiens-Français, puis finalement Québécois dans les années 1960.

ACADIE: Ce nom provient peut-être de «Arcadie» (la légendaire province grecque) ou encore «La Cadie» (une adaptation française d'un mot micmac qui signifie «endroit fertile»). En 1755, plusieurs Acadiens sont déportés et se réfugieront en Louisiane pour devenir les Cadiens ou "Cajuns".

lundi 17 septembre 2007

Marguerite Cardillon

Elle est aussi connue sous le nom de Marguerite CORDILLON, fille du Roy
Elle est la fille de Noël Cardillon et Marie Dubois .
Elle nait vers 1651 à ST-GERVAIS, V. ET ARCHEV. PARIS, ILE-DE-FRANCE (PARIS). Elle était débarquée à Québec, le 2 octobre 1665, sur le vaisseau St-Jean-Baptiste, en provenance de Dieppe avec 81 autres migrantes.Elle épouse Claude Desjardins (Jourdain dit Charbonnier), fils de Marin Desjardins (Jourdain) et Marguerite Gabrielle (Jullien) le 12 janvier 1666 à Québec, Notre-Dame-de-Québec, par le curé Henri de Bernières, grand vicaire, supérieur du séminaire de Québec et premier curé de Québec.
Ne figure pas au recensement de la Nouvelle-France en 1666 :
Nous retrouvons dans le recensement de la Nouvelle-France en 1667 :
  • Claude Desjardins 31 ; Marguerite Cardillon, sa femme, 26 ; enfants : Zacharie 9 mois ; 2 arpents en valeur
Nous retrouvons dans le recensement de la Nouvelle-France en 1681 :
  • Claude Des Jardins 32 ; Marguerite Cardillon, sa femme, 30 ; enfants : Zacharie 15, Marguerite 9, Roch 5 ; 6 arpents en valeur
Marguerite est inhumée le 24 juin 1711 à Montréal.

Liste de ses enfants connus:
1. Zacharie Desjardins Charbonnier (1667 - 1736)
2. Jean Desjardins Charbonnier(1669 - )
3. Marguerite Marie Desjardins Charbonnier (1673 - 1728)
4. Roch Desjardins Charbonnier (1676 - 1756)
5. Jean Desjardins Charbonnier (1678 - 1681)
6. Antoine Desjardins Charbonnier (1683 - 1730)

Dictionnaire Généalogique des Familles Canadiennes (Cyprien Tanguay)
Volume 1, p. 188

  • 1666, (12 janvier) Québec
    Des JARDINS dit Charbonnier, Claude, b 1649, fils de Marin et Margurite Gabrielle, de l'Isle, évêché de Seuilis; Cardillon Marguerite, b 1651, fille de Noël et Marie Dubois, de St-Gervais de Paris.
Volume 2, p. 542
  • Cardillon, Marguerite, b 1641; s 24 juin 1711 à Montréal

La date de naissance de Marguerite est difficile à cernée, dans le PRDH c'est 1641. Selon les recensements, 26 ans en 1667, OK, aurait dû avoir 40ans en 1681...sinon elle est né en 1651...

dimanche 16 septembre 2007

Eugène Lafond - 1911

Eugène Lafond : Cultivateur, naissance vers 1911 décédé le 29 décembre 1971 à St-Didace, Maskinongé, Québec, Canada marié avec Elmira Desjardins, naissance vers 1912 décédé le 13 octobre 1995 à St-Didace, Maskinongé, Québec.

Mes premiers pas!

Voici les premiers pas pour moi dans le merveilleux monde de la généalogie. L'objectif, est bien personnel. Provenant d'un métissage d'origine français et irlandais la recherche de mes ancêtres me permet une démarches de refaire mon histoire de façon intimiste, d'apronfondir à travers mes recherches une partie du passé, de partager, et surtout de livrer mon héritage à ma fille, présentement la dernière de la lignée Desjardins.