samedi 25 octobre 2014

Quelques notes sur cette magnifique localité


Article - La Patrie
20 mars 1897
Saint-Gabriel de Brandon - La Patrie samedi 20 mars 1897
St-Gabriel de Brandon est une magnifique paroisse située dans le nord du comté de Berthier.
Le village de St-Gabriel compte une population de 1,000 habitants et la paroisse atteint aussi le chiffre d’un millier d’âmes.
Le maire de la municipalité est M. Edwin Remington, les conseilleurs sont MM. Léandre Beausoleil, Charles Beausoleil, Moïse Beausoleil, Anselme Champagne, Philéas Lavallée, Louis Provost. Le notaire J. E. Archambault est secrétaire de la municipalité.
C’est ce dernier qui est maire du village et préfet de comté. Les conseillers du village sont MM. Octavien Michaud, David Provost, Adolphe Michaud, Évangéliste Beausoleil, Ulric Loranger, Paul Perley. Le notaire Hector Champagne est secrétaire-trésorier.
On compte à St Gabriel de Brandon une compagnie manufacturière de meubles, une compagnie de téléphone dont les fils relient quatre paroisses environnantes. 
Il y a plusieurs moulins, le moulin de la compagnie de bois de Joliette, le moulin d’Évangéliste Beausoleil, une fonderie, six fromageries et une beurrerie.
On compte 11 écoles et un couvent à St Gabriel de Brandon. Le curé de la paroisse est le Rév. M. V. Clément et le vicaire, le Rév. P. O. Mousseau. Il y a quatre médecins dans l’endroit dont l’un est le frère du préfet de comté, M. J. H. Archambault.
Comme place d’été, St Gabriel est incomparable. Il y existe un magnifique lac d’environ trois milles de diamètre qui attire beaucoup d’Américains durant la belle saison.
Ce lac est poissonneux et entouré de sites poétiques.
L’éch. Beausoleil, député fédéral de Berthier, a sa résidence d’été sur ses bords.
St Gabriel de Brandon est un endroit de villégiature charmant.
Le seul désavantage c’est son éloignement de la ville et, partout, la longueur du trajet, soit près de quatre heures et demie.

samedi 18 octobre 2014

Les dix commandements de la jeune fille (1914)



LE BIEN PUBLIC LE JEUDI 23 JUILLET 1914 (Les Trois Rivières)


  1. Pour faire un heureux mariage,
    Avant le temps, n'y rêve pas.
  2. Quand et comment l'on se marie,
    Dans les romans, ne cherche pas.
  3. A courir bals, bijoux, toilettes,
    Ton bon renom ne risque pas.
  4. Par sage et pieuse conduite,
    Sage mari tu gagneras.
  5. Pour être aimée ou demandée,
    Nul avance tu ne feras.
  6. Jamais à l'insu des parents,
    Jeune homme ne fréquenteras.
  7. Des beaux discours et flatteries,
    Soigneusement te méfieras.
  8. Marie jureur, buveur, menteur,
    Pour l'or du monde tu ne prendras.
  9. Vingt fois, avant de dire oui,
    Ta langue en bouche tu tourneras.
  10. Mais avant tout pour être heureuse,
    Mari chrétien tu choisiras.

lundi 6 janvier 2014

Joliette fête son 150e anniversaire

Fondée en 1864 par Barthélemy Joliette, la ville de Joliette fête son 150e anniversaire en 2014. Officiellement lancées ce 4 janvier par une animation historique réunissant les personnages marquants de l'histoire de la ville, les festivités s'échelonneront tout au long de l'année.


Barthélemy Joliette (1789-1850)
Biographie
Barthélemy Joliette.
Fondateur de l'Industrie (Joliette).
(1789-1850)

Par son noble courage, Il a fondé, fait croître et fleurir ce village. (M. N. BARBETTE, ptre.)

Né et baptisé dans la paroisse Saint-Thomas (Montmagny), le 9 septembre 1789, fils d'Antoine Jolliet, notaire, et de Catherine Faribault.

Étudia à l'école du village de L'Assomption, puis fit l'apprentissage du notariat auprès de son oncle Joseph-Édouard Faribault. Obtint sa commission de notaire en 1810.

Exerça sa profession à L'Assomption de 1810 à 1824. Géra la seigneurie de Lavaltrie à compter de 1822, stimula l'exploitation forestière et créa le village d'Industrie (Joliette). 

En 1823, Monsieur Joliette découvrit un site favorable à l’établissement d’une ville, près de la rivière L’Assomption, nommée par les Amérindiens : « Outaragavesipi » ce qui signifiait en langage iroquois : la sinueuse, la tortueuse.

Entrepreneur et homme d'affaires engagé en particulier dans le secteur des chemins de fer.

Il orienta ses activités également vers l’exploitation forestière et la construction de moulins à scie et à farine; premier jalon d’un développement industriel important, c’est la naissance du Village de l’Industrie.

Monsieur Joliette fit construire un manoir (1823), un pont (pont Des Dalles en 1824), un marché public (1837), des maisons pour les employés, des scieries et des manufactures, la première église paroissiale (1842), un presbytère (1844), un collège (1845). En 1850, avant de mourir, Monsieur Joliette voit son rêve se réaliser, l’acquisition du chemin de fer qui reliait le Village de l’Industrie à Lanoraie près du fleuve Saint-Laurent.

Au niveau politique il est défait dans Leinster en 1814; l'élection fut annulée le 21 mars 1815. Défait en 1816. Élu dans Leinster en avril 1820. Ne s'est pas représenté en juillet 1820. Élu dans L'Assomption en 1830. Démissionna le 15 juin 1832, suite à sa nomination au Conseil législatif, le 8 janvier 1832; fut conseiller jusqu'à la suspension de la Constitution, le 27 mars 1838. Membre du Conseil spécial du 2 avril 1838 jusqu'à la dissolution de ce conseil, en juin, et à nouveau du 2 novembre 1838 jusqu'à l'entrée en vigueur de l'Acte d'Union, le 10 février 1841. Appelé au Conseil législatif le 9 juin 1841.

Prit part à la guerre de 1812 à titre de capitaine dans la milice; devint lieutenant-colonel en 1827. Obtint quelques postes de commissaire et fut juge de paix.

Décédé en fonction à Industrie (Joliette), le 21 juin 1850, à l'âge de 60 ans et 9 mois. Inhumé dans l'église Saint-Charles-Borromée, le 25 juin 1850.

En 1864, le Village de l’Industrie devient officiellement Joliette.

Avait épousé dans la paroisse Saint-Antoine, à Lavaltrie, le 27 septembre 1813, Charlotte Lanaudière (Tarieu de Lanaudière), fille de Charles-Gaspard Tarieu de Lanaudière, seigneur, et de Suzanne-Antoinette Margane de Lavaltrie.

Plus d'informations sur l'homme.


samedi 4 janvier 2014

Les Épidémies de 1630 à 1918

Souvent lors de mes recherches je m'étonne de constater que plusieurs de nos ancêtres meurent à des dates rapprochées. Parfois c'est la solitude, parfois ce sont des maladies. Les actes d'inhumation mentionnent rarement la cause exact du décès, mais il est intéressants de vérifier si la cause du décès n'était pas due à une épidémie.

Selon l'ouvrage de Jean Provencher, Chronologie du Québec, publié en 1991 aux Editions Boréal.

Voici des extraits et mentions d’épidémies au début de la Nouvelle-France jusqu'en 1918. 
  • 1687 Épidémie de rougeole dans toute la colonie. 
  • 1699 Épidémie de petite vérole – 100 morts. 
  • 1701 Épidémie de picote durant l’hiver à Québec. 
  • 1702 Épidémie de petite vérole débutant en novembre à Québec. Elle s’étend rapidement à toute la colonie et fait de deux à trois milles morts incluant les amérindiens. L’épidémie fait de 200 à 300 morts dans la ville de Québec. 
  • 1710 Épidémie de fièvres malignes, appelées maladie de Siam, dans toute la colonie. 
  • 1717-1718 Épidémies de fièvres malignes dans toute la colonie. 
  • 1729 Épidémie de picote. 
  • 1732 Grande épidémie de la petite-vérole (les ursulines de Québec sont épargnés, une religieuse décédé)
  • 1733 Disettes et épidémies dont que l’on compte jusqu’à 2000 malades en même temps à l’Hôpital général de Québec. 
  • 1734 Épidémie de variole dans toute la colonie. 
  • 1735 Grave maladie contagieuse à Montréal apportée par les vaisseaux du roi. 
  • 1743-1745 Épidémie de typhus dans toute la colonie. 
  • 1748 Augmentation anormale des décès à Saint-Augustin, ce qui laisse supposer une maladie. 
  • 1749 Épidémie de fièvre et décès nombreux. 
  • 1750 Épidémie de typhus dans toute la colonie. 
  • 1755 L’année de la grande picote, épidémie de petite vérole qui aurait peut-être été transportée par les troupes revenues de Carillon. 
  • 1756-1759 Épidémie de typhus dans toute la colonie. 
  • 1765 Épidémie de nature inconnue qui fait monter le taux de mortalité dans la colonie. 
  • 1783 Durant l’hiver, 1100 personnes meurent de la picote et des fièvres rouges. 
  • 1784 La plus grande épidémie de variole depuis 
  • 1760. Elle affecte plus particulièrement la région du Richelieu. 
  • 1797 Épidémie de nature non précisée. 
  • 1809 On signale en plusieurs endroits une épidémie appelée melancholy epidemy, cette maladie de nature inflammatoire se soigne par la saignée. 
  • 1815 Histoire d'une fièvre maligne qui attaqua la garnison de Québec à l'automne. (1)
  • 1819-1821 Épidémie de variole qui a décimé une grande partie de la population amérindienne.
  • 1832 Épidémie de choléra. Elle sévit en Europe et frappe le Québec, 4420 personnes en sont atteintes et 1904 en meurent. 
  • 1847 Épidémie de typhus chez les immigrants et de typhoïde à Montréal. 
  • 1854 Dernière épidémie de choléra à Québec à l’été. En 22 ans les épidémies ont fait 8300 victimes pour la ville de Québec seulement. 
  • 1889 Épidémie de picote. 
  • 1918 Épidémie mondiale de grippe espagnole.
(1) Encyclographie des sciences médicale 16e tome, Bruxelles, 1838

mercredi 1 janvier 2014

12 générations en mouvement au Québec


Déplacement de la famille
Claude Desjardins Charbonnier (Jourdain)
de 1665 - 2013.

  • (12) Août 1665 - Claude Desjardins Charbonnier (Jourdain) arrive en Nouvelle-France (Québec) en août 1665, en même temps que Mgr de Tracy et de Jean-Talon, faisant partie, en tant que militaire, de la compagnie «De Porte» du régiment Carignan-Salières avec mission du roi Louis XIV de vaincre les Iroquois. Il fait partie d'un des huits contingents de soldats partis du port de La Rochelle, fin mai 1665.
  • (12) Claude Desjardins Charbonnier (Jourdain) se marie en 1666 à Québec avec Marguerite Cardillon.
  • (12) Claude Desjardins dit Charbonnier est cultivateur à Montréal - Recensement 1667 et 1681.
  • (12-11) Claude Desjardins dit Charbonnier se déplace à Rivière-des-Prairies.
  • (11) Roch Desjardins dit Charbonnier - demeure toute sa vie à Rivière-des-Prairies jusqu'a son décès 1729.
  • (10) Jean-Baptiste Desjardins dit Charbonnier (père) - Mariage avec Marie Anne Labelle à St-François-de-Sales (Ile-Jésus-Laval) en 1729 et décède à Ste-Rose (Laval) en 1762.
  • (9) Jean-Baptiste Desjardins dit Charbonnier  (fils) - se marie Ste-Rose-de-Lima (Ile-Jésus-Laval) (1756)  avec Marie-Josephte Vermet Laforme. Il décède à St-Eustache en 1810.
  • (8) Pierre Desjardins - Mariage en 1783 à St-Eustache avec Marie Elisabeth Levert 
  • (7) François Desjardins - Mariage à Ste-Thérèse de Blainville avec Marie-Louise Guindon en 1810. François Desjardins est Pionnier de Ste-Adèle en 1861 demeure sur le rang IV Morin (où se trouve le garage actuel des autobus scolaires) il décède 1863 à Ste-Adèle.
  • (6) Olivier Desjardins né à St-Eustache en 1820. Mariage avec Marguerite Papineau en 1846 à St-André d'Argenteuil il décède à St-Adèle en 1881.
  • (5) Joseph Desjardins, né à Ste-Adèle en 1863. Mariage en 1889 avec Alphonsine Miron à la paroisse de Sainte-Birgitte de Montréal.  C'est le retour à Montréal.
Les 4 autres générations demeurent privées.